Le cerveau, ce collègue qui sabote vos bonnes résolutions depuis 200 000 ans au moins:)
- 5 janv.
- 4 min de lecture
Chaque début d’année, les entreprises – comme les individus – se fixent de grandes résolutions : « On va mieux communiquer », « On va réduire le stress », « On va bouger davantage », « On va améliorer la QVCT ». Et pourtant… quelques semaines plus tard, tout semble déjà oublié.
Ce n’est pas un manque de volonté. Ce n’est pas un défaut de motivation. C’est… le cerveau.

Dans cet article, nous te proposons de comprendre pourquoi les bonnes résolutions échouent, et comment les neurosciences peuvent transformer durablement les habitudes de travail.
🧠 1. Le cerveau et les habitudes : comprendre pour mieux agir
Les habitudes ne sont pas de simples automatismes. Elles sont le résultat d’un processus neurobiologique puissant, conçu pour économiser l’énergie du cerveau. Chaque fois qu’un comportement se répète, le cerveau cherche à l’automatiser pour libérer de la bande passante cognitive.
Selon Charles Duhigg (The Power of Habit), une habitude repose sur une boucle en trois étapes :
Le signal : un déclencheur (ex. : stress → envie de grignoter).
La routine : le comportement automatique (grignotage devant l’ordinateur).
La récompense : l’effet recherché (apaisement temporaire).
🔍 Quand ces habitudes deviennent toxiques en entreprise
Elles peuvent s’installer partout, souvent sans que l’on s’en rende compte :
Pour les salariés :
Sédentarité prolongée → douleurs lombaires
Repas pris trop vite → troubles digestifs
Sur-sollicitation cognitive → fatigue mentale, irritabilité
Pour les managers :
Réunions sans pause → baisse de concentration
Absence de feedback → démotivation des équipes
Pour l’entreprise :
Turnover élevé
Présentéisme
Coûts cachés liés à la désorganisation
👉 Une étude de l’ANI (2023) révèle que 68 % des salariés français estiment que leurs habitudes de travail nuisent à leur santé… mais seulement 22 % savent comment les modifier.
Le problème n’est donc pas la volonté : c’est le manque de méthode.
🪜 2. La méthode des petits pas : une révolution neuroscientifique et managériale
Pourquoi les bonnes résolutions échouent-elles ? Parce qu’elles reposent sur des changements trop grands, trop rapides, trop exigeants.
Le cerveau déteste les ruptures brutales. Il active alors son système d’alarme interne : résistance, procrastination, retour aux anciennes habitudes.
✔️ La solution : la plasticité cérébrale
Le cerveau adore les micro-actions, car elles sont faciles, non menaçantes et immédiatement gratifiantes. En répétant de petites actions, on crée de nouvelles connexions neuronales… qui finissent par devenir de nouvelles habitudes.
💡 Exemples concrets en entreprise
Pour les salariés : ➡️ Remplacer « je dois faire du sport » par « je marche 5 minutes après le déjeuner ». → Résultat : activation du système dopaminergique, motivation renforcée.
Pour les managers : ➡️ Ajouter un « point recharge » de 5 minutes en début de réunion. → Respiration, étirements, recentrage collectif.
Pour l’entreprise : ➡️ Créer des « espaces de micro-changement » :
affiches sur les postures
techniques de respiration
zones de pause actives
🧪 Outils validés scientifiquement
La matrice des habitudes (BJ Fogg) : identifier les actions à faible effort / fort impact.
Le modèle COM-B : analyser les freins au changement (Capacité, Opportunité, Motivation).
Ces outils permettent de passer d’une intention floue à une transformation concrète.
🏢 3. L’entreprise, acteur clé du changement : un investissement rentable
Le lien entre neurosciences, QVCT et performance n’est plus à démontrer.
📉 Réduction de l’absentéisme
Selon la DARES (2024), les entreprises ayant une politique QVCT active réduisent leur absentéisme de 25 %.
🚀 Amélioration de l’engagement
Une étude Gallup (2025) montre que les salariés accompagnés dans le changement sont 3 fois plus engagés.
🌟 Attractivité employeur
78 % des candidats privilégient les entreprises qui investissent dans la santé et le bien-être.
🛠️ Comment structurer une démarche collective ?
Diagnostic : audit des habitudes via questionnaires anonymes.
Sensibilisation : ateliers sur les mécanismes du changement.
Expérimentation : protocoles de micro-actions sur des objectifs précis.
Évaluation : indicateurs QVCT, feedbacks, ajustements.
🎯 Nous proposons des conférences interactives et des ateliers immersifs pour accompagner ces transformations.
🔄 4. Le changement comme culture d’entreprise
Pour qu’un changement soit durable, il doit devenir culturel, pas seulement opérationnel.
Les 3 piliers d’une démarche pérenne
L’approche systémique Intégrer le changement dans la stratégie RSE et les objectifs managériaux.
La co-construction Impliquer les salariés dans la définition des actions (groupes QVCT, ateliers participatifs).
La mesure d’impact Utiliser des outils comme le QVCT Score (INRS) pour suivre les progrès.
📚 Ressources pour aller plus loin
Livre : Atomic Habits (James Clear) – une référence pour comprendre la mécanique des habitudes.
Formation : notre atelier « Le cerveau au service du changement » pour les équipes et les managers.
🌱 Conclusion : le changement, une aventure collective
Le changement n’est pas une contrainte. C’est une opportunité de réinventer le travail, de renforcer la santé des équipes et de développer une performance durable.
En s’appuyant sur les neurosciences, les entreprises peuvent :
✔️ Réduire le stress et augmenter l’énergie
✔️ Diminuer l’absentéisme et stimuler l’innovation
✔️ Renforcer leur marque employeur et leur engagement RSE
La vraie question est donc : Quelle micro-action allez-vous initier demain pour votre équipe ?




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