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Pourquoi parler des fonctions exécutives de notre cerveau en entreprise ?

  • 11 juin
  • 3 min de lecture

Dans un environnement professionnel où l’on demande aux collaborateurs d’être concentrés, adaptables, rapides, organisés, créatifs et émotionnellement stables, il est surprenant de constater que très peu d’entreprises savent réellement comment fonctionne le cerveau, qui doit produire tout cela.


Derrière la concentration, la prise de décision, la gestion du stress ou la priorisation se cachent deux piliers fondamentaux : les fonctions cognitives et au cœur de celles-ci les fonctions exécutives.


Ce sont elles qui permettent à un collaborateur de tenir dans la durée  ou au contraire, qui s’effondrent en premier lorsque la charge mentale devient trop importante.


Comprendre comment tout cela fonctionne permet ensuite de pouvoir préserver la santé mentale, la performance et la sécurité au travail.


1. Les fonctions cognitives 


Les fonctions cognitives regroupent l’ensemble des processus mentaux qui permettent de percevoir, comprendre, mémoriser, décider et agir.


Elles incluent :


  • l’attention,

  • la mémoire,

  • le langage,

  • la perception,

  • la motricité,

  • les émotions,

  • la prise de décision.


Elles constituent le socle du fonctionnement mental.


2. Les fonctions exécutives : chef d'orchestre du cerveau ?


Les fonctions exécutives sont un sous‑ensemble des fonctions cognitives.


Elles sont gérées principalement par le cortex préfrontal, la zone la plus récente de notre évolution.


Elles permettent de :


  • planifier,

  • inhiber,

  • organiser,

  • prioriser,

  • gérer plusieurs informations en même temps,

  • s’adapter à l’imprévu,

  • contrôler ses émotions,

  • résoudre des problèmes complexes.


Elles sont essentielles au travail moderne, où l’on demande aux collaborateurs d’être :

autonomes ,flexibles ,rapides ,multitâches ,efficaces ,stables émotionnellement.


Les différentes composantes des fonctions exécutives : l'inhibition, la mémoire de travail, la flexibilité cognitive et la planification. Voici une définition brève des processus exécutifs :


  • La mémoire de Travail : Capacité temporaire et limitée à garder l’information à l’esprit et de la manipuler mentalement, elle permet de relier et/ou d'intégrer les informations, de mémoriser des données ou des ordres et / ou de projeter des séquences d'actions dans le futur. Essentielle pour donner un sens à tout ce qui se déroule au fil du temps, garder à l’esprit ce qui vient de se passer et ce qui vient ensuite.


  • L’inhibition : Capacité à pouvoir contrôler son attention, son comportement, ses pensées et / ou ses émotions pour surmonter/résister à une forte prédisposition interne, une réponse automatique ou des distracteurs environnementaux.


  • La flexibilité : Aptitude à modifier un schéma mental, s’adapter à une tâche nouvelle, alterner entre différentes activités ou passer de l’une à l’autre. Implique d'être suffisamment souple pour s'adapter aux changements de demandes ou de priorités et de tirer parti d'opportunités soudaines et inattendues.


  • La planification : Etroitement associée à l’établissement de but, à l’initiation, à la résolution de problèmes et aux stratégies organisationnelles. Elle implique la formulation d’une série d’opérations chronologiques visant à atteindre un objectif et requiert la capacité à projeter plusieurs étapes à l’avance de façon opportune   


3. Peut-on entraîner ses fonctions exécutives ?



Les fonctions exécutives sont entraînables, comme un muscle.


Comment les renforcer ? voici plusieurs pistes 


  • mouvement,

  • variabilité,

  • nouveauté,

  • résolution de problèmes,

  • gestion du stress,

  • récupération active,

  • régulation émotionnelle.


Se faire accompagner par un professionnel de santé formé et expert du sujet peut-être intéressant.


Pourquoi c’est pertinent en entreprise ?


Parce que muscler ses fonctions exécutives, c’est muscler des compétences professionnelles pour l’ensemble de vos équipes :


Fonction exécutive

Compétence professionnelle associée

Inhibition

    Gestion des émotions, communication              

Flexibilité cognitive

    Adaptation au changement

Mémoire de travail

    Gestion de plusieurs dossiers

Planification

    Organisation, priorisation

Attention soutenue

    Qualité, précision, sécurité

Contrôle émotionnel

    Leadership, relation client


4. Les risques quand rien n’est fait : l’usure cognitive


Sans entraînement, sans récupération, sans mouvement, les fonctions exécutives s’effondrent.


Risques pour la santé mentale :


  • charge mentale chronique,

  • anxiété,

  • irritabilité,

  • perte de motivation,

  • épuisement professionnel.


Risques pour la santé physique :


  • tensions musculaires,

  • TMS,

  • troubles du sommeil.


Risques organisationnels :


  • erreurs,

  • conflits,

  • baisse de performance,

  • turnover,

  • accidents de travail.


5. Comment le mouvement peut venir renforcer vos fonctions exécutives


Le mouvement agit directement sur le système nerveux :


  • augmente la dopamine → motivation

  • augmente la noradrénaline → attention

  • augmente le BDNF → apprentissage

  • réduit le cortisol → stress ↓

  • réactive le système nerveux parasympathique → clarté mentale


Bouger change/impact  la perception de la situation, même si la situation ne change pas.


Muscler les fonctions exécutives, c’est muscler la performance durable


Les fonctions exécutives sont la base de :


  • la concentration,

  • la prise de décision,

  • la gestion du stress,

  • la communication,

  • la sécurité,

  • la performance.


Comprendre la physiologie du système nerveux, c’est transformer la prévention en entreprise.  


Le mouvement est un levier simple, immédiat, puissant.


 
 
 

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